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Cosquinomancie

 

Cosquinomancie
 
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La cosquinomancie est une divination par un tamis.

La divination, ou pratique visant à prédire l’avenir ou à découvrir des vérités cachées par des moyens symboliques ou rituels, possède une histoire riche et variée à travers toutes les civilisations. Parmi ces pratiques, la cosquinomancie, également appelée coskinomancie, coscinomancie ou cosnomancie, représente une forme particulière de divination qui utilise un tamis ou un crible. Bien que peu connue aujourd’hui, cette méthode a ses racines dans l’Antiquité grecque et a été pratiquée dans certaines régions françaises, notamment en Bretagne. Elle mêle croyances superstitieuses, rituels symboliques et, parfois, des éléments de suspicion ou de justice populaire.

La cosquinomancie est une forme de divination qui consiste à faire tourner ou faire trembler un tamis, un crible ou une passoire suspendue, afin de découvrir des informations sur des personnes ou des événements. Traditionnellement, cette pratique est employée pour révéler la culpabilité ou l’innocence d’un individu, notamment dans le cadre de soupçons liés à des crimes comme le vol ou la violence. La pratique repose sur la croyance que le mouvement du tamis, ou son absence, est un signe divin ou démoniaque permettant de révéler la vérité.

Elle se distingue par son aspect symbolique : le tamis, en tant qu’objet de transition entre le visible et l’invisible, représente un filtre permettant de laisser passer la vérité ou de faire apparaître des secrets. La pratique implique souvent la participation de plusieurs assistants ou témoins, qui soutiennent ou manipulent le tamis pour obtenir un « signe » précis : sa rotation ou son tremblement.

Le terme « cosquinomancie » provient du grec ancien. Il est formé de deux éléments : « koskinon », qui signifie « crible » ou « tamis », et « manteia » (divination). « Koskinon » désigne l’objet utilisé dans la pratique, à savoir un tamis ou une passoire, outil traditionnellement employé dans cette forme de divination. L’ajout du suffixe « mancie » indique une pratique divinatoire, une révélation de vérité par des moyens symboliques ou rituels.

Le terme est parfois écrit sous différentes formes : « coskinomancie », « coscinomancie », ou « cosnomancie », mais tous désignent la même pratique. L’étymologie souligne l’origine grecque de cette méthode, liée à une tradition ancienne de divination utilisant des objets du quotidien.

La cosquinomancie remonte à l’Antiquité grecque, où diverses formes de divination par des objets du quotidien étaient courantes. La pratique consiste à utiliser un tamis ou un crible pour découvrir des vérités cachées, notamment celles relatives à des crimes ou des secrets. Selon les sources historiques, cette méthode aurait été employée pour identifier des coupables dans des affaires de vol ou de violence, en particulier dans des sociétés où la justice populaire ou la superstition occupaient une place importante.

Au fil du temps, la pratique s’est répandue dans d’autres régions d’Europe, notamment en France. Dans certaines régions françaises, comme la Bretagne, la coutume de « tourner le sas » (expression locale pour désigner cette pratique) a été maintenue jusqu’à une époque récente. En Bretagne, cette superstition est encore vivante dans certaines communautés rurales, où l’on croit que faire tourner un tamis peut révéler la culpabilité d’un suspect ou apporter la vérité dans une affaire.

Il est important de noter que, dans l’Antiquité grecque, la divination par le tamis n’était pas une pratique systématique, mais davantage une méthode parmi d’autres, comme la consultation d’oracles ou la lecture des signes dans la nature. La cosquinomancie s’inscrit donc dans une tradition plus large de divination par des objets ou des phénomènes naturels.

Après l’Antiquité, la pratique a peu à peu disparu, surtout avec la montée de la rationalité et du développement des systèmes judiciaires modernes. Cependant, en certaines zones rurales ou superstitieuses, la pratique a persisté jusqu’au XXe siècle, parfois sous une forme plus folklorique ou symbolique.

La pratique de la cosquinomancie repose sur une méthode simple mais symbolique. Voici les étapes généralement suivies :

a) La préparation : la personne qui souhaite obtenir une réponse ou découvrir un secret se procure un tamis, une passoire ou un crible. L’objet doit être propre et souvent suspendu par deux pincettes ou tenailles, supportées par deux assistants ou témoins.

b) La mise en place : l’objet est suspendu dans l’espace, généralement au-dessus de la personne qui pose la question ou d’un lieu symbolique. La personne interrogée ou les assistants prononcent une question précise, souvent en rapport avec une culpabilité ou une vérité à révéler.

c) Le rituel : le tamis est fait tourner ou agité, parfois en le faisant vibrer ou trembler. La croyance veut que si le tamis tourne ou tremble fortement, cela signifie que la personne est coupable ou que la réponse est positive. Si au contraire il reste immobile ou ne vibre pas, cela indique une réponse négative ou une innocence.

d) L’interprétation : le mouvement du tamis est analysé comme un signe divin ou démoniaque. La signification précise peut varier selon la région ou la tradition locale, mais en général, un mouvement marqué ou une vibration intense est considéré comme un « oui » ou une confirmation, tandis qu’un immobilisme ou un tremblement faible indique un « non ».

e) La conclusion : la personne ou les assistants tirent une conclusion basée sur le mouvement, et éventuellement, ils nomment la personne ou l’événement concerné par la réponse.

Il est important de souligner que cette méthode repose autant sur la superstition que sur une croyance en une force supérieure ou en un démon pouvant influencer le mouvement de l’objet.

L’interprétation dans la cosquinomancie est subjective et dépend souvent du contexte culturel ou local. La croyance veut que le mouvement du tamis soit le signe d’une intervention divine ou démoniaque. La vibration ou la rotation du tamis serait alors la manifestation d’un jugement supérieur, révélant la vérité ou la culpabilité.

Dans la pratique, certains considèrent que la réaction du tamis est influencée par les assistants ou par des forces invisibles. La pratique n’est pas basée sur une logique rationnelle, mais sur une symbolique forte : le tamis devient un « oracle » permettant de faire parler l’objet, ou de faire apparaître la vérité par un signe.

Les interprétations varient selon la tradition locale, mais l’objectif reste souvent de découvrir la culpabilité d’une personne, de révéler un secret, ou de confirmer une hypothèse. La pratique est souvent associée à la justice populaire, où la vérité doit être révélée par des moyens non officiels, souvent dans un contexte de suspicion ou de peur.

Le « don » dans la cosquinomancie est plus une croyance qu’un talent inné. Selon la tradition, certains individus ou assistants auraient une sensibilité particulière ou une capacité à influencer ou à interpréter les signes du tamis. Cela peut être considéré comme une forme de don, mais il s’agit surtout d’un rôle social ou culturel, transmis oralement ou par tradition.

L’explication de la pratique repose sur la croyance en une force supérieure ou en un esprit maléfique qui peut faire vibrer ou faire tourner le tamis pour révéler la vérité. Certains pensent même que cette force est contrôlée par le démon ou par une puissance divine selon la situation.

Cependant, d’un point de vue rationaliste, cette pratique peut être expliquée par l’effet psychologique, la suggestion ou la manipulation consciente ou inconsciente des assistants. Le mouvement du tamis peut aussi résulter d’un simple effet physique, ou d’une réaction involontaire à la tension ou à l’émotion.

Voici quelques exemples illustrant des cas d’utilisation ou d’interprétation de la cosquinomancie :

1. Un homme soupçonne sa femme de le tromper, on suspend un tamis, et celui-ci tremble violemment lorsque la question est posée. La pratique confirme la suspicion.

2. Un village veut savoir si une pluie viendra pour la récolte, un tamis est tourné, et il reste immobile, indiquant un mauvais temps.

3. Lorsqu’un enfant disparaît, la famille fait tourner un tamis pour découvrir s’il est encore en vie ou s’il a été enlevé.

4. Une personne demande si elle sera guérie de sa maladie, et le tamis vibre fortement, signe de guérison probable.

5. Un village demande si un voleur sera attrapé, et le tamis tourne rapidement, indiquant que la justice va triompher.

6. Un suspect est interrogé par cette méthode, et le tamis tremble lorsque son nom est prononcé, confirmant sa culpabilité.

7. Lors d’un procès local, un témoin fait tourner un tamis pour révéler la vérité, et le tamis reste immobile, indiquant l’innocence.

8. Un propriétaire veut savoir si ses récoltes seront bonnes, le tamis tourne, annonçant une année favorable.

9. Une femme demande si son mari revient de voyage, et le tamis tremble, signe positif.

10. La divination est utilisée pour savoir si un conflit familial sera résolu, et le tamis ne bouge pas, annonçant des difficultés.

11. Lors d’un rituel de protection, on fait tourner un tamis pour repousser le mal, et il se met à vibrer.

12. Une communauté veut connaître l’avenir d’un projet, et le tamis indique un résultat positif.

13. Une personne en questionnement professionnel consulte le tamis, qui vibre pour indiquer une réussite ou un échec.

14. Un village veut savoir si une catastrophe naturelle surviendra, le tamis ne réagit pas, indiquant une année calme.

15. Lors d’une cérémonie, un tamis est tourné pour appeler les forces invisibles, qui répondent par un mouvement.

La cosquinomancie est une pratique ancienne, profondément ancrée dans les croyances populaires et superstitieuses. Son origine grecque, sa transmission dans certaines régions françaises et son usage traditionnel en font une forme de divination à la fois symbolique et rituelle. Elle repose sur la croyance que l’objet du tamis peut révéler la vérité par ses mouvements, sous l’influence d’esprits, de démons ou de forces invisibles. Si aujourd’hui cette pratique a disparu dans la majorité des sociétés modernes, elle conserve une valeur folklorique et historique, témoignant des croyances et des mentalités passées. La cosquinomancie illustre ainsi comment l’humanité a toujours cherché à comprendre l’invisible et à se rassurer face à l’incertitude par des rituels simples mais chargés de sens symbolique. La pratique demeure une illustration de l’art divinatoire à travers des objets quotidiens, mêlant superstition, mystère et quête de vérité dans un univers où le visible cède parfois la place à l’invisible.

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